TRIBUNE LIBRE

Votre bulletin d'information «Le Grand-Figeac» ouvre désormais ses colonnes à l'expression des 126 Conseillers communautaires titulaires qui forment l'Assemblée délibérante de notre Collectivité.

Chaque numéro du journal y consacrera deux nouvelles rubriques, une «tribune libre» et une tribune réservée aux «élus minoritaires».

Très peu de Communautés de Communes ont aujourd'hui effectivement mis en place ce droit d'expression au sein de leur bulletin, non pas par méconnaissance de ce principe démocratique évident, mais compte tenu de la difficulté à le mettre en pratique.
La loi reconnaît en effet ce droit d'expression aux élus «minoritaires» dans les Communes de plus de 3 500 habitants pour le bulletin communal. Elle a étendu cette obligation aux Communautés de Communes. Par ailleurs, la jurisprudence des tribunaux administratifs l'a élargie à ceux appartenant à la «majorité». À partir de là, un double problème se posait : comment organiser matériellement ce droit compte tenu du nombre de Conseillers communautaires et comment déterminer quels Conseillers pouvaient être considérés comme «majoritaires» et d'autres comme «minoritaires» ?
En effet, les Conseillers communautaires n'étant pas issus d'une élection au suffrage universel direct, mais d'un fléchage sur les listes aux municipales pour les Communes de plus de 1 000 habitants et dans l'ordre du tableau du conseil municipal pour les Communes de moins de 1 000 habitants, la notion de «majorité» ou de «minorité» communautaire n'existe pas a priori. Après plusieurs consultations du Ministère de l'intérieur notamment, le Conseil communautaire a tranché : deux rubriques d'au maximum une page chacune seront réservées dans chaque bulletin. Dans la première chaque conseiller peut donc s'il le souhaite s'exprimer librement, à concurrence de 1 200 signes et de la surface réservée par numéro, la seconde étant affectée aux élus ayant manifesté publiquement leur volonté de se situer de manière permanente dans l'opposition.

M. Didier BOUISSOU / Lentillac-Saint-Blaise

Une représentation asymétrique ? Des chiffres éloquents !

129 délégué(e)s communautaires, 35 femmes ; 40 membres au Bureau, 7 femmes ; 16 vice-présidences, 1 seule femme...
Comme je l'ai fait remarquer il y a quelques mois, lors d'une réunion de la Communauté, cette quasi absence de femmes aux postes de vice-présidences, est manifeste. Pour rappel, les femmes déléguées, élues à la Communauté, sont 27 % des représentants. Elles pourraient donc prétendre, en toute justice, à détenir aussi 27 % des vice-présidences, soit à minima, 4 postes. Y aurait-il un plafond de verre ?
Lors de ma remarque, il y a maintenant 6 mois, la présidence avait « accepter l'idée d'y réfléchir ». 2018 sera-t-elle pour notre Communauté l'année où les femmes prendront toute leur place ?
Le mouvement féministe, salutaire, qui traverse actuellement nos sociétés, atteindra-t-il notre Communauté ? Est-ce si difficile de modifier nos statuts pour obtenir une répartition naturelle et égalitaire : femmes, hommes ? Ne serait-ce pas souhaitable et en même temps un excellent signal pour l'ensemble de nos territoires ? Ces questions restent posées. Après la réflexion le temps de l'action n'est-il pas venu ?

M. Henri SZWED / Figeac

L'apport des commissions territoriales au Grand-Figeac

Outre le suivi des programmes de voirie, les commissions territoriales ont intérêt à échanger sur les sujets concernant prioritairement leur secteur afin d'émettre des propositions au bureau du Grand-Figeac en vue de l'élaboration des projets communautaires. Selon le domaine abordé, cette démarche facilite alors la réflexion conduite dans les commissions thématiques.

A titre d'exemple, la sylviculture constitue un thème d'intérêt majeur du secteur nord-est, dans le cadre de la charte forestière en cours d'élaboration entre Cauvaldor et le Grand-Figeac. De même, sur le plan de l'économie touristique, le secteur sud semble le mieux placé pour nous représenter au sein du syndicat mixte débattant sur l'avenir de la voie ferroviaire longeant le Lot. Quant à l'école rurale, les questions ayant trait aux effectifs d'élèves et au transport scolaire mériteraient qu'une concertation soit menée dans chaque commission territoriale.

Ainsi, compte tenu de leurs caractéristiques, les secteurs du Grand-Figeac peuvent apporter une réelle plus value à notre intercommunalité via leur commission territoriale, par une implication qui valorisera aussi le service de proximité au profit de leurs communes.

M. Pascal LEWICKI / Lacapelle-Marival

Désertification médicale, le Grand-Figeac s'implique

Depuis 10 ans, les élus de l'ancienne Communauté de Communes de Lacapelle-Marival se battent pour pallier à la diminution du nombre de médecins sur leur territoire : passage de 6 médecins libéraux en 2008 à 3 en 2018 (2 à Cardaillac et 1 à Lacapelle).
Malgré la mise en place d'un pôle de santé territorial, malgré le classement par l'ARS en zone médicale fragile avec des aides à l'installation, nous nous sommes heurtés à la difficulté de recrutement de candidats pour l'exercice en libéral.
L'arrivée fin 2016 du docteur Martin-Miranda, proposé par un cabinet de recrutement, a mis fin à une absence de 5 mois de médecin et rassuré en partie la population.
Afin de compléter l'offre de soins des médecins libéraux, les élus ont souhaité créer un centre de santé avec des médecins salariés. Le portage par une mutuelle étant trop couteux, le Grand-Figeac a décidé de gérer lui-même le centre de santé de Lacapelle et ses antennes de Leyme, Aynac et Latronquière. Avec deux médecins et une secrétaire, il a débuté son travail et répond à la demande de soins des patients des territoires Nord et Nord-Est du Grand-Figeac.
Un grand merci à Martin Malvy et aux élus du Grand-Figeac pour leur engagement dans ce dossier !

LIBRE EXPRESSION DES ÉLUS MINORITAIRES

Votre bulletin d'information «Le Grand-Figeac» ouvre désormais ses colonnes à l'expression des 126 Conseillers communautaires titulaires qui forment l'Assemblée délibérante de notre Collectivité.

Chaque numéro du journal y consacrera deux nouvelles rubriques, une «tribune libre» et une tribune réservée aux «élus minoritaires».

Très peu de Communautés de Communes ont aujourd'hui effectivement mis en place ce droit d'expression au sein de leur bulletin, non pas par méconnaissance de ce principe démocratique évident, mais compte tenu de la difficulté à le mettre en pratique.
La loi reconnaît en effet ce droit d'expression aux élus «minoritaires» dans les Communes de plus de 3 500 habitants pour le bulletin communal. Elle a étendu cette obligation aux Communautés de Communes. Par ailleurs, la jurisprudence des tribunaux administratifs l'a élargie à ceux appartenant à la «majorité». À partir de là, un double problème se posait : comment organiser matériellement ce droit compte tenu du nombre de Conseillers communautaires et comment déterminer quels Conseillers pouvaient être considérés comme «majoritaires» et d'autres comme «minoritaires» ?
En effet, les Conseillers communautaires n'étant pas issus d'une élection au suffrage universel direct, mais d'un fléchage sur les listes aux municipales pour les Communes de plus de 1 000 habitants et dans l'ordre du tableau du conseil municipal pour les Communes de moins de 1 000 habitants, la notion de «majorité» ou de «minorité» communautaire n'existe pas a priori. Après plusieurs consultations du Ministère de l'intérieur notamment, le Conseil communautaire a tranché : deux rubriques d'au maximum une page chacune seront réservées dans chaque bulletin. Dans la première chaque conseiller peut donc s'il le souhaite s'exprimer librement, à concurrence de 1 200 signes et de la surface réservée par numéro, la seconde étant affectée aux élus ayant manifesté publiquement leur volonté de se situer de manière permanente dans l'opposition.

Mme Patricia GONTIER / Figeac

Ecoles : un service public indispensable à nos enfants et à nos territoires

Dans la nouvelle carte scolaire, le Lot perd 350 élèves et 17 postes d'enseignants. Dans nos territoires qui dit fermetures de classes dit également fermetures d'écoles. Derrière la volonté affichée de favoriser la qualité de l'enseignement et la mutualisation des équipements, se cache une logique purement comptable.
C'est faire abstraction de la qualité reconnue des enseignements dans les petites écoles. C'est nier les travaux sur les rythmes biologiques des enfants qui ont présidé à la mise en place des activités périscolaires. C'est accepter l'idée d'imposer aux enfants des temps de trajets alourdissant leur journée, les exposant aux risques routiers. C'est saper la base des projets de dynamisation des zones rurales. C'est faire fi de l'impact environnemental de l'accroissement des transports routiers.

Montrons ensemble l'intérêt de la coopération intercommunale et mobilisons-nous pour refuser cette négation de nos spécificités rurales et cette destruction programmée de l'attractivité de notre territoire. Sinon, les perdants seront, nos enfants, nos communes et la qualité de vie de notre territoire.

M. Philippe BROUQUI / Figeac

Gouvernance

Que n'a-t-on pas entendu, commenté, argumenté sur l'après Martin Malvy !! Effectivement la suite à donner sur le fonctionnement du GF, liée à la personnalité aussi puissante et emblématique de MM, peut provoquer quelques interrogations !? C'est souvent le cas lorsqu'une personne à forte personnalité quitte le pouvoir, on se demande comment on va faire.

Et bien comme cela devrait se faire : utiliser la structure en place, faire travailler les commissions dans le sens de l'intérêt commun, et surtout mettre en place un calendrier des actions à mener, en prenant soin de se rapprocher des personnes quels que soient leurs lieux d'habitation afin de traiter les demandes par ordre de priorité et non par intérêt individuel !!! Donner un sens commun à nos décisions et axer les choix et orientations futures sur la concertation et l'écoute !
Comment ne pas rendre hommage à l'homme politique qu'il fut et qu'il restera dans le cœur des figeacois comme étant celui qui a dynamisé notre ville, notre département et notre région !
Pour votre dévouement et votre implication : Merci Martin.

Mme Chantal BERGÈS / Figeac

Quel avenir pour les communes ?

M. Malvy lors des assises du PETR affirmait son attachement à la commune « véritable base de la démocratie ». Or l'échelon local, le plus apprécié des Français, semble en danger, pris en étau entre la baisse des dotations et la montée en puissance de l'interco.
Pourquoi ? Pour bâtir des communautés de plus en plus grandes, mais de moins en moins attractives, dont se désintéresseront les élus communaux, sauf ceux qui sont à la recherche du pouvoir ? Des communes nouvelles ? C'est la seule façon de s'en sortir, de garder la structure communale, et l'efficacité de la proximité disent certains. D'autres proposent l'inversion du rapport entre interco et commune : l'interco deviendrait la collectivité de base, les élections se tenant au niveau intercommunal, avec, pour les communes membres, un système proche des arrondissements parisiens. La commune est l'élément clé de la vie démocratique, elle doit le rester. L'affaiblir c'est éloigner le pouvoir du citoyen. L'idée que moins il y aura de communes, moins cela coûtera d'argent à l'État relève d'une logique purement comptable.
Alors, l'intercommunalité oui, mais comme un outil au service des communes, les communes nouvelles oui, mais avec un vrai projet territorial.

Table des matières